Hôpital des Nounours 2021

Petit aperçu de l’Hôpital des Nounours (HDN) 2021… Version COVID !

Hello ! 

Nous sommes Camille Valenti et Sarah El Boustani, les deux VP ISS élues pour l’année 2021-2022 en charge de l’HDN à Toulouse. Nous avons eu la chance de pouvoir participer à l’adaptation de l’évènement l’année précédant notre mandat, on va te raconter un peu tout ça ;) Tu vas voir, l’HDN c’est le projet le plus adorable de la corpo, et tout le monde en ressort avec le sourire

A l’origine, les interventions avec les enfants sont au nombre de trois :

  • Il y a d’abord un pré-HDN, où les bénévoles vont voir les enfants directement dans leur classe et leur parlent du monde hospitalier et leur présentent l’HDN ;
  • L’HDN à proprement parler, organisé à l’université, où chaque enfant ramène une peluche « malade » qu’il va accompagner dans son parcours de soin encadré par les bénévoles (ou Nounoursologues pour les intimes). 
  • Enfin, un post-HDN est organisé dans les écoles la semaine suivante, pour recueillir le ressenti des enfants sur le projet entre autres.


Mais quand la COVID passe par là, et que l’organisation d’un hôpital des nounours est impossible, il faut faire des concessions… C’est pourquoi, au lieu d’annuler le projet, nous avons seulement conservé le pré-HDN, en allant voir les enfants directement dans les écoles. On leur a parlé de l’hôpital, en essayant de dédramatiser la chose ; on leur a présenté les différents corps de métier de santé, pour qu’ils commencent à repérer qui aller consulter en fonction de leurs bobos ; on leur a montré les instruments des médecins et infirmières, pour qu’ils sachent notamment ce que le docteur entend quand il met le stétho sur leur coeur ;).


Ainsi, on a essayé de faire un pré-HDN version 2.0, beaucoup plus complet, et surtout enrichi par les récits de leurs expériences personnelles avec le monde médical. Petite nouveauté aussi, on leur a expliqué ce qu’était un virus et à quoi servaient les gestes barrières dans un contexte de pandémie, avec des mots plus simples que ce qu’on entend à la télé ;). Le tout était qu’on établisse une discussion avec eux, plutôt qu’une simple présentation, qui les aurait bien ennuyés, avouons-le.


A la fin de l’intervention, on les a fait dessiner ce qu’ils avaient retenu de nos échanges ; sans même avoir besoin de demander, ils sont venus nous offrir tous leurs plus beaux croquis (et nous, ça nous fait de beaux souvenirs à afficher dans le local, ou au prochain HDN). Nous n’oublierons pas le petit mot que nous a donné une élève : « Merci beaucoup Sarah et Camille <3 ». 


Sélection des palmes d’anecdotes des petits choux :

  • « Une fois mon arrière grand-mère (qui était très drôle) elle est morte, puis elle a ressuscité, puis elle est re-morte ! »
  • Quand Sarah demande ce qu’est un aide soignant…

              « C’est celui qui tient les instruments du chirurgien ! »

               Camille : « non pas vraiment, ça c’est les infirmières ou les étudiants en médecine par exemple »

  • « OH MAIS DU COUP TOI TU TIENS LES INSTRUMENTS T’ES COMME UN CHIRURGIEN WOOOOOOOOOOOW » (oui oui, il a vraiment crié)
  • « Moi j’ai une photo à la maison de quand ma maman elle accouche, je pourrai l’amener à l’école demain maîtresse s’il-te-plait ? Et tu rappelleras Sarah et Camille comme ça elles pourront la voir »
  • « Et du coup si j’entends pas le « boum-boum » de ma voisine avec le stéthoscope (mot prononcé de façon approximative), ça veut dire qu’elle a pas de coeur ? »


Finalement, on peut dire que ce fut une vraie réussite, et c’est même allé au-delà de nos espérances : les enfants étaient très investis, tellement qu’ils se levaient de leur chaise en levant la main pour qu’on les interroge et qu’ils nous racontent leurs histoires, à coups de « moi ma tante on l’a opéré de la jambe », ou encore « moi je suis déjà passé dans une machine géante pour que le docteur voie mes os ». Ils nous ont beaucoup fait rire, leur naïveté et leur spontanéité est vraiment touchante. Nous pensons que nous avons au moins autant appris d’eux qu’ils ont appris de nous, et c’est une expérience vraiment enrichissante humainement parlant, et pour mieux appréhender la spécificité de la pédiatrie plus tard. On ne se rend pas assez compte de la difficulté de vulgariser le langage médical, et de capter l’attention d’un enfant ; mais une fois qu’on y arrive et que le petit humain en face a compris et s’intéresse vraiment à ce qui se passe dans son corps, le sentiment que cela procure est très précieux.


Vivement l’année prochaine !!!